Non! Lautopsie médicale ne saurait mourir!
Author(s) -
CY Genton
Publication year - 2007
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2007.06144
Subject(s) - medicine
médiat, mais il peut persister de façon latente durant de longues années et ne se manifester que des décennies plus tard. Cela explique pourquoi le pathologiste reçoit parfois des demandes de la part de personnes désireuses de connaître les raisons du décès d’un proche. Ces personnes ignorent souvent s’il y a eu autopsie ou non, et lorsque cela n’est pas le cas, elles ont un net sentiment de frustration, car aucune réponse ne peut leur être fournie. Beaucoup plus rarement, il est vrai, ce sont des proches du défunt qui demandent explicitement qu’il soit procédé à une autopsie. Une situation vécue qui m’a beaucoup impressionné: Une patiente d’environ 68 ans, atteinte d’un lymphome malin, est hospitalisée pour une cure de chimiothérapie. Elle développe alors des crises épileptiformes et les cliniciens pensent à une atteinte lymphomateuse du cerveau. La patiente décède quelques jours plus tard avec ce diagnostic. Son mari, simple ouvrier, demande une autopsie, il veut absolument savoir de quoi est morte «sa Marguerite». A l’autopsie, on ne retrouve plus aucune trace du lymphome, ni dans le cerveau ni ailleurs, par contre on met en évidence une importante encéphalite à CMV ...
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