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Léthique exigée dans le système de santé: quelles en sont les conséquences pour la formation médicale prégraduée, postgraduée et continue?
Author(s) -
AU Gerber
Publication year - 2007
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2007.06138
Subject(s) - political science
risque de malentendus, de dilemmes et de conflits intraet inter-individus est omniprésent. L’éthique est la science des valeurs. Elle reste théorique ou abstraite pour la plupart des acteurs du système de santé. Dans le quotidien médical, il s’agit plutôt d’éthique appliquée. Nous sommes constamment obligés de prendre des décisions non seulement d’ordre médical mais encore à caractère médicoéthique. Dans de telles situations, nos décisions sont souvent très subjectives. Nous nous basons sur notre expérience et notre conscience, sur notre motivation immanente à agir «juste» et «bien». Ce n’est que lorsque des conflits surviennent que nous prenons conscience d’un certain manque de professionnalisme en ce qui concerne les décisions médicoéthiques. La question de la méthode et du système qui puissent nous aider à prendre de telles décisions au quotidien est posée. Le processus de toute décision éthique est basé, consciemment ou inconsciemment, sur des modèles d’argumentation éthique. En qualité de coresponsables ou de responsables principaux de ces décisions, les médecins et le personnel soignant ne peuvent se passer d’une réflexion sur les divers modèles d’argumentation relatifs aux décisions éthiques. Plus encore: outre l’aspect professionnel, notre compréhension de la diversité des valeurs éthiques et des modèles d’argumentation fait partie des fondements d’un dialogue interdisciplinaire compétent avec d’autres disciplines et groupes professionnels du système de santé. Si nous ne possédons pas la compétence nécessaire à ce dialogue, des décisions médicales importantes seront dominées par des personnes tierces, des «étrangers au pied du lit». Il existe à ce sujet nombre d’exemples d’actualité: les aspects médicaux dans la loi sur la protection des adultes, les questions concernant l’euthanasie, les dernières volontés des patients, la décision DNAR («do not attempt to resuscitate»), et bien d’autres. Il ne suffit donc pas que nous, médecins et soignants de toutes les disciplines, nous basions sur nos connaissances scientifiques, invoquions la médecine basée sur l’évidence dans un effort de recherche d’objectivité mais que nous nous en remettions à la subjectivité de notre conscience lorsqu’il s’agit d’éthique. Des compétences dans la reconnaissance, l’évaluation, l’objectivisation et l’estimation des valeurs individuelles qui peuvent être très différentes, sont tout aussi importantes. É D I T O R I A L Forum Med Suisse 2007;7:245–246 245

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