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Psychiatrie: Contradictions de lOffice fédéral de la santé publique
Author(s) -
Andrew Zimmer
Publication year - 2006
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2006.06065
Subject(s) - humanities , political science , philosophy
Les maladies psychiques sont parmi les maladies les plus fréquentes dans le monde entier (prévalence annuelle 20–30%) [1]. Les suicides font chaque année plus de victimes que les actes de violence et les guerres. Ils sont la deuxième cause de décès chez les adolescents. Comme mesure préventive la plus importante, l’OMS recommande protection des droits de l’homme, possibilités de cogestion sociale, logements dignes de l’être humain et plein emploi, ou prise en charge la plus globale possible des sans-travail. Pourquoi donc la Suisse, qui offre de telles conditions de vie, a-t-elle un nombre de suicide supérieur à la moyenne? Pourquoi un Suisse sur deux dit-il avoir eu des idées suicidaires, pourquoi un sur dix a-t-il fait une tentative de suicide et pourquoi toutes les six heures une personne parvient-elle à se suicider? L’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui a rapporté ces chiffres, n’a aucune réponse définitive à donner à ces questions [2]. Mais il veut soutenir des mesures efficaces dans le but d’abaisser le nombre de suicides. Il donne comme facteur de risque numéro un les maladies psychiques. 90% des suicidés avaient un trouble psychique diagnosticable, dont 50% une dépression évidente et 40% une dépendance. Les deux tiers des personnes psychiquement malades n’obtiennent aucune aide de la part d’un spécialiste, vu leur manque en Suisse, et 10% seulement ont un traitement adéquat. Dans les homes pour personnes âgées ou médicalisés particulièrement, où 40% environ des résidents présentent un trouble imposant un traitement, il n’y a pas de traitement lege artis [3]. La thérapie la plus importante des troubles psychiques est la psychothérapie. Son efficacité est l’une des mieux documentées de toute la médecine. Les coûts des traitements psychiatriques-psychothérapeutiques ne totalisent que 5% des coûts globaux de la santé [4] et l’augmentation annuelle dans le secteur ambulatoire (3,55%) est inférieure à celle des traitements somatiques (5,14%). Que fait l’OFSP concrètement avec de telles données?

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