La contraception chez les adolescentes
Author(s) -
Johannes Bitzer,
S Tschudin,
Brigitte Frey Tirri
Publication year - 2006
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2006.06011
Subject(s) - medicine , gynecology
Vous trouverez les questions à choix multiple concernant cet article à la page 993 ou sur internet sous www.smf-cme.ch. Une fois dans mon bureau, je demande à la jeune fille quelques renseignements sur ses antécédents et je l’interroge sur la raison e sa visite. Elle m’explique qu’elle souffre de règles extrêmement douloureuses. Il n’y a pas d’autres plaintes. Lorsque je lui demande si elle a un ami et si, le cas échéant, elle a déjà eu des rapports avec lui, elle acquiesce timidement de la tête, en me disant que sa mère ne doit rien en savoir, car elle lui a formellement interdit d’entretenir une relation avec un homme, la trouvant encore trop jeune. Après m’être assuré qu’elle accepte de se soumettre à un examen gynécologique, je procède comme à l’habitude, frottis du col compris. Les résultats s’avèrent normaux. Je lui explique alors qu’une contraception fiable me semble indiquée dans son cas et qu’il n’y a aucune raison médicale chez elle de renoncer à la pilule. Cette dernière aurait de plus toutes les chances de diminuer à la fois la dysménorrhée et l’hyperménorrhée. Je lui demande si elle souhaite que nous discutions de la question avec sa maman. Elle approuve, mais n’aimerait pas que sa mère apprenne qu’elle est sexuellement active. A mon avis, il vaudrait mieux qu’elle soit mise au courant, luis dis-je, tout en l’assurant que je ne dirai certainement rien sans son accord. Nous discutons donc en présence de la mère de l’intérêt de la pilule contraceptive dans le traitement des dysménorrhées. Dix jours après la consultation, nous recevons le résultat cytologique: Pap II W (ASCUS), donc un résultat impliquant un nouveau contrôle car compatible avec une lésion éventuelle de type condylomes, autrement dit une infection au virus du papillome humain (VPH). Je décide de commencer par informer ma patiente, mais je m’aperçois que je n’ai que l’adresse de la mère et il me faut un certain temps pour localiser la jeune fille à son travail et l’informer des résultats du test. Elle ne semble pas trop s’en émouvoir et je lui conseille d’avertir sa mère. Nous convenons donc d’un nouveau rendez-vous six mois plus tard. Lorsque je la revois pour son frottis de contrôle, elle me raconte que «beaucoup de choses se sont passées depuis notre dernière entrevue. Je me suis séparée de mon ami il y a trois semaines ... J’ai appris qu’il était marié avec deux enfants ... Il n’avait pas 26 ans, comme il le prétendait, mais probablement bien davantage. J’ai parlé à sa femme au téléphone ... et elle m’a dit qu’il avait Quintessence
Accelerating Research
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom
Address
John Eccles HouseRobert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom