Urodiagnostic dans les néphropathies
Author(s) -
Axel Regeniter,
A Scholer,
WH Siede
Publication year - 2006
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2006.05995
Subject(s) - geology
L’analyse de l’urine est l’examen médicochimique le plus ancien, et se pratique déjà depuis le Moyen Age sur une base scientifique. Les premiers progrès bien connus furent la détection d’albumine dans l’urine par Johann Florian Heller (1813–1871) ou celle de la protéine bizarre décrite en 1848 par Henry Bence-Jones (1813–1875), qui précipite à la chaleur et se redissout au point d’ébullition. C.A. Trommer (1805–1875), chimiste et vétérinaire, las de toujours suivre la maladie de sa fille en goûtant son urine, a mis au point en 1841 déjà la détection du sucre. Les examens d’urine ont ainsi occupé une importante partie des manuels de médecine interne, bien avant les examens de sang [1]. La technique usuelle de laboratoire a consisté, jusqu’à récemment, à pratiquer les tests sur bandelettes pour rechercher protéines, leucocytes et érythrocytes à titre de screening. S’ils étaient positifs, ils étaient suivis de la microscopie urinaire pour examen des cellules et des cylindres. D’autres examens spéciaux tels que clearance, bactériologie et dosage quantitatif des électrolytes et métabolites dans l’urine sont venus s’y ajouter. Parmi les examens nécessitant un certain travail manuel et technique figurent depuis quelques années la séparation des protéines urinaires en fonction de leur poids moléculaire et leur dosage en infimes quantités par électrophorèse en phase gel (SDS-PAGE). En plus de cette analyse compliquée, il s’agit également de juger du profil des protéines visibles dans le gel, raison pour laquelle cet examen n’est que très rarement effectué hors du laboratoire spécialisé en néphrologie. Dans le laboratoire de routine, il est actuellement possible de doser quantitativement de très nombreuses protéines urinaires. Cela est devenu possible grâce au développement de néphélomètres techniquement sophistiqués et à celui de réactifs Quintessenz
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