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Le service de garde du médecin de premier recours. Pour combien de temps encore et par qui?
Author(s) -
HP Kohler
Publication year - 2006
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2006.05898
Subject(s) - humanities , political science , art
grâce à une diminution des hospitalisations. Alors, n’est-ce pas là la solution toute trouvée au problème du service de la garde? Et pourquoi ne pas simplement reprendre le «modèle anglais»? Une autre profession nouvelle porte le nom d’«emergency care practitioner» (ECP). Mais attention, ce terme n’a rien à voir avec le «praticien» que nous connaissons! Il désigne dans ce cas une profession paramédicale dont les représentants effectuent des visites à domicile en moto ou en voiture en cas d’appel en urgence! Cette nouveauté a été saluée par les médias anglais comme une nouvelle avancée dans le système des soins primaires du NHS! Mais où donc sont passés les médecins de premier recours? Pourquoi assistent-ils sans broncher à cette évolution et se laissent-ils ainsi exclure sans esquisser la moindre réaction? Pourquoi devrionsnous encore nous astreindre à suivre de longues et coûteuses études de médecine à l’Université, puisqu’il semble que l’on peut faire mieux à meilleur compte? L’Australie a les mêmes problèmes et elle a, elle aussi, déjà trouvé des solutions, qui fonctionnent apparemment sans formation académique classique! Le gouvernement australien prévoit en effet l’introduction d’un nouveau curriculum de formation professionnelle dont le but est de générer des «praticiens de premier recours», constitués d’un mélange de personnel de soins et de médecins, appelés «doctor-nurse hybrid»! La formation ressemble à un cours accéléré de médecine! Les adeptes du système affirment qu’il n’est nul besoin d’académiciens pour assurer les soins de premier recours, mais qu’il est plus utile d’avoir des «travailleurs manuels médicaux» sachant à l’occasion mettre la main à la pâte et se salir les mains. Je cite: «You don’t need to be a scientist to do a lot of primary healthcare. What we need is someone more like a mechanic, who can go in there and get their hands dirty.» Mais après tout, faut-il vraiment nous préoccuper à ce point de ce qui se passe à l’étranger? Les patients qui consultent en urgence en Suisse risquent-ils eux aussi d’être bientôt pris en charge par un «Emergency Care Practitioner»? L’embolie pulmonaire simple, sans complications, ne pourrait-elle pas être soignée aussi bien par un «nurse-consultant» ou mieux encore par un «doctor-nurse hybrid» au bénéfice d’un cours de formation accéléré de deux ans? A l’heure actuelle, on observe en Suisse une académisation galopante de pratiquement toutes les professions médicales. Les maturités professionnelles et spécialisées font un tabac et la maturité É D I T O R I A L Forum Med Suisse 2006;6:597–598 597

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