z-logo
open-access-imgOpen Access
Radio-oncologie: La brachythérapie interstitielle, c'est la radiothérapie interventionnelle
Author(s) -
R H Greiner,
Bernhard Isaak,
KolotasC
Publication year - 2006
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2006.05750
Subject(s) - medicine , gynecology
Marie Curie est un nom connu de tous. Son nom est synonyme de découverte de la radioactivité naturelle, et surtout de son utilisation médicothérapeutique. Il est associé au nucléide polonium, mais aussi au radionucléide radium-226 qui, il y a 100 ans à Paris, grâce à ses infatigables travaux, a pu être industriellement encapsulé et utilisé depuis lors comme traitement le plus important des carcinomes utérins. Nous connaissons aujourd’hui cette technique d’application d’une source radioactive fermée sous le nom de «brachythérapie endocavitaire», du grec «βραχυσ», «court», en raison de la chute rapide de la dose de rayons gamma émis en fonction de la distance. La brachythérapie a remplacé la «curiethérapie», terme longtemps utilisé pour une radiothérapie par des substances radioactives. Le radium-226 a également été le premier élément radioactif pouvant être introduit sous la forme de petites aiguilles résistantes directement dans le tissu tumoral. Cette technique d’application est aujourd’hui dénommée «brachythérapie interstitielle» (BTI); nous voudrions appeler cette modalité thérapeutique des radio-oncologues «radiothérapie interventionnelle» et la présenter. Au début de l’ère de la curiethérapie, il y a donc 100 ans, nous ne savions que peu de choses de la propriété destructrice de l’irradiation des substances radioactives sur la structure cellulaire moléculaire; ce n’est que plus tard qu’il fut question de radioprotection. Le radium (demivie 1600 ans) est un émetteur de rayons gamma très énergétique (1 MV). Vu le manque de nucléides alternatifs, les aiguilles de radium étaient encore utilisées dans les années 1970 pour la brachythérapie interstitielle, avant d’être remplacées par le fin filament de l’émetteur de rayon gamma peu énergétique iridium-192 (0,3 MV, demi-vie 72 jours). L’iridium est encore aujourd’hui le radionucléide le plus souvent utilisé en radiothérapie. Le radio-oncologue qui proposait jusque dans les années 1990 la radiothérapie interstitielle en plus de la technique de traitement transcutanée et de la brachythérapie endocavitaire gynécologique devait courir des risques pour sa santé: il était directement au contact des substances radioactives et s’exposait lui-même, et son personnel, à leur irradiation. Ce problème a été réglé par la technique des systèmes d’application et les calculateurs de planification, la planification tridimensionnelle assistée par ordinateur de la répartition de la dose. Sous anesthésie, des applicateurs tubulaires plastiques sont introduits et fixés dans la tumeur/cible (fig. 1, 2 x). La tomographie computérisée permet de reconnaître la disposition dans l’espace des applicateurs marqués par des dummies dans le volume cible qui est défini coupe par coupe, comme pour la planification tridimensionnelle de la radiothérapie transcutanée. La source ponctuelle d’iridium est dirigée à distance et automatisée par un moteur à pas progressif pour être successivement introduite dans ces tubes par des tubes intermédiaires. Cette technique est appelée «remote controlled afterloading», du fait que le chargement des tubes plastiques ne se fait qu’après qu’ils ont été positionnés dans le tissu, contrairement à l’ancien placement par le médecin lui-même. Cette intervention se fait donc sans aucune irradiation du thérapeute. Radio-oncologie: La brachythérapie interstitielle, c’est la radiothérapie interventionnelle

The content you want is available to Zendy users.

Already have an account? Click here to sign in.
Having issues? You can contact us here
Accelerating Research

Address

John Eccles House
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom