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Médecine générale: Le médecin de famille CH
Author(s) -
Bruno Kissling
Publication year - 2006
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2006.05736
Subject(s) - humanities , art , philosophy
Lors de la séance annuelle de la commission de rédaction des revues Bulletins des médecins suisses, Forum Médical Suisse et Swiss Medical Weekly des Editions médicales suisses (EMH), il a été question de la situation actuelle et des objectifs de ces trois publications. Un médecin généraliste membre de la rédaction a précisé que tous les articles du FMS écrits par un spécialiste sont lus d’un œil critique par un généraliste, et vice-versa. A la rédaction de FMS, les spécialistes hospitaliers, les spécialistes et les généralistes en pratique libérale se respectent donc les uns les autres en tant que partenaires sur pied d’égalité, et reconnaissent les différences dans les besoins, les points de vue et questions ressortant des expériences quotidiennes de ces trois professions médicales différentes les unes des autres. C’est un très bon point de départ pour un highlight sur la «Médecine du futur» en Suisse: une médecine générale, une spécialisée et une hospitalière qui se rejoignent pour donner un tout, respectant et reconnaissant leurs différences et leurs besoins. – Où sont donc les obstacles? La déclaration du généraliste, citée ci-dessus, présupposait celle d’un spécialiste: dans les articles de formation continue de SMF, les spécialistes disent aux généralistes «qui est le chef». Cette remarque, pour autant qu’elle n’ait pas été stupidement pensée, pourrait bien être «pathognomonique» d’une manière de penser hiérarchique encore largement répandue dans les relations interdisciplinaires entre spécialistes hospitaliers et médecins de famille. – Il doit donc y avoir encore quelques obstacles à franchir jusqu’au respect mutuel des partenaires et à la reconnaissance mutuelle des différences. Dans un article [1] du journal de l’ASMAC de septembre dernier, sur le thème de l’ouverture d’un cabinet médical, nous avons pu lire: dans une enquête non représentative sur les buts professionnels de 37 assistants du service de Médecine de l’Hôpital cantonal de Lucerne (dont deux tiers de femmes et 15 diplômés d’Allemagne), la moitié a dit vouloir pratiquer la médecine interne générale; un quart envisageait une sous-spécialité de la médecine interne et un sur douze (8%) la médecine générale. 16% étaient encore indécis. La remarque du même article «... d’autre part il est possible que les mal qualifiés aillent travailler en périphérie ...» n’aurait pas été confirmée par tous les assistants interrogés. Respect mutuel parmi les médecins en formation? Voulu par les formateurs, la plupart spécialistes? Il doit manifestement y avoir des chefs de clinique qui, dans leurs exposés, déconseillent activement à leurs étudiants de pratiquer la médecine générale. – Sur le chemin qui mène au respect mutuel et à la reconnaissance mutuelle, il semble y avoir encore quelques obstacles à franchir. Les spécialistes en médecine interne générale et en médecine générale travailleront tous plus tard comme médecins de famille; les uns formés un peu plus «à voie étroite» [3] que les autres; les uns considérés comme plus ou moins lege artis que les autres par leur société de discipline, la SSMI ou la SSMG – je pense aux programmes de formation continue fort différents. Tous, passé le choc de la pratique [4], seront formés (d’abord) tranquillement en véritables médecins de famille au cours de leur existence professionnelle, encouragés dans ce sens par les questions spécifiques des patients qui viennent leur demander de l’aide, et par les exigences de leur activité de médecin de famille, bien différentes de celles des hôpitaux dans lesquels ils ont été formés. Peu après l’ouverture de leur cabinet, tous se retrouveront dans des cercles de qualité. Ils y apprendront rapidement et facilement de leurs collègues tout ce qui n’a pas pu leur être enseigné pendant leurs années de formation postgraduée, sauf s’ils ont eu la chance de faire un stage d’assistanat chez un médecin de famille [5]. Tous s’estiment mutuellement et fusionnent leurs sociétés cantonales et régionales de médecine générale et de médecine interne jusqu’ici séparées pour en faire des sociétés de médecine de premier recours [6], pendant que leurs sociétés mères, la SSMI et la SSMG, se cherchent encore sous la coupole du Collège de Médecine de Premier Recours CMPR. – Les médecins de famille praticiens ont depuis longtemps déjà franchi les obstacles du médecin de famille CH; au niveau dogmatique, leurs sociétés mères ne prennent que maintenant leur élan, tout gentiment. La médecine de famille, dans la définition européenne de la Médecine générale/Médecine de famille de la Wonca 2002 [7], est une discipline académique et scientifique ayant ses propres enseignements, sa propre recherche, ses propres preuves et son activité clinique indépendante. Dans le consensus européen, la Suisse a participé à la création de la Wonca européenne [8] et y est représentée comme membre de plein droit. La médecine de famille peut être enseignée et étudiée avec un programme de formation qui lui est propre, qui est adapté à ses caractéristiques Médecine générale: Le médecin de famille CH

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