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Traitement non médicamenteux de l'insomnie
Author(s) -
H Bernegger,
H MeierRossi,
J Schwander
Publication year - 2003
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2003.05008
Subject(s) - medicine
«Hyper»arousal C’est le facteur central de la genèse d’une insomnie. Tension et excitation sont incompatibles avec le sommeil. La tension peut provenir des niveaux émotionnels, cognitifs ou physiologiques, séparément ou tous ensemble. – Au début d’un hyperarousal, il y a souvent des problèmes physiques ou des événements stressants, auxquels les insomniaques réagissent par une tension en raison de leurs traits de personnalité, tels que tendance à l’anxiété, à la dépression ou à l’obsession. – Au niveau cognitif, de nombreux insomniaques ne parviennent pas à déconnecter leurs pensées. Avant de s’endormir et lors des réveils nocturnes, certaines pensées, souvent négatives, resurgissent, envahissantes et impossibles à chasser. – Au niveau émotionnel, ils présentent une certaine anxiété, mais aussi de la colère et de la rage sur leur impossibilité de s’endormir. Ce qui provoque également une tension par des mécanismes de rétroaction négative. Cognitions empêchant le sommeil (voir fig. 1) Les soucis à propos du sommeil perdu et les ruminations sur les conséquences de l’insomnie sont des pensées centrales qui reviennent tout le temps chez les insomniaques. Ils se préoccupent de leur sommeil surtout lorsqu’ils vont se coucher, sont focalisés sur leur expérience de ne pas pouvoir dormir, augmentent encore leur auto-observation déjà très poussée, se mettent sous pression de devoir absolument dormir et imaginent comment ils se sentiront après une nuit d’insomnie. Ils ont souvent des attentes irréalistes, telles que «chaque être humain a besoin de 8 heures de sommeil». Toutes ces idées augmentent la tension et perturbent ainsi l’arrivée du sommeil. Cette tension empêche quant à elle l’insomniaque d’apprécier de manière réaliste la qualité et la durée de son sommeil (des études en laboratoire du sommeil montrent que les insomniaques surestiment très nettement leur insomnie par rapport au résultat de la polysomnographie), ce qui augmente encore les idéations négatives.

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