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Stratégies contre le manque d’organes dans la médecine de transplantation
Author(s) -
PC Nett,
Georg Stüssi,
M. Weber,
JD Seebach
Publication year - 2003
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2003.04897
Subject(s) - humanities , philosophy , medicine
Les transplantations d’organes sont devenues un procédé thérapeutique accepté et établi pour bon nombre de maladies. On utilise la transplantation d’organe lorsque d’autres méthodes de traitement ne sont pas applicables ou font défaut. La médecine de transplantation ne reflète cependant pas seulement les progrès de la médecine qu’elle implique, mais elle comporte aussi des avantages économiques. Si l’on compare la mortalité et les coûts des transplantations de rein sur plusieurs années avec ceux de l’hémodialyse, la transplantation se révèle bien meilleur marché [1, 2]. Au cours de ces dernières années, les progrès dans le domaine de la technique opératoire, de l’immunosuppression et du traitement après transplantation ont conduit à une augmentation de l’espérance de vie et à une nette amélioration de la qualité de vie après transplantation [3]. Avec ses six centres de transplantation, la Suisse dispose de fortes capacités (tableau 1). Depuis 1986, on a pratiqué en Suisse 5783 transplantations; soit par organes: 3163 reins, 802 foies, 247 poumons et 665 cœurs. Cependant, à un besoin croissant d’organes correspond un nombre de donneurs en stagnation, voire en diminution. En effet, on dispose d’environ 100 donneurs décédés en moyenne annuelle (tableau 2). La conséquence est un temps d’attente prolongé pour les patients (figure 1). En 2002, la liste d’attente était forte de 1137 patients au total, dont 410 seulement reçurent l’organe attendu. Le temps moyen d’attente pour un rein prélevé sur un cadavre est actuellement de plus de deux ans. En 2002, 54 patients décédèrent en attente d’un organe compatible. Avec un taux de donneurs d’environ 10,4 par million d’habitants par année, la Suisse occupe actuellement un des derniers rangs en comparaison avec les autres pays européens (tableau 3). Le manque d’organes peut être combattu par diverses mesures. Parmi les plus importantes figurent une législation claire, une information adéquate de la population, l’instruction des médecins et du personnel soignant, ainsi qu’une attribution optimale des organes. L’élargissement du pool des donneurs par des donneurs vivants, des «non-heart-beating-donors» et des donneurs sub-optimaux permettrait également un certain soulagement. De plus, la recherche se penche déjà depuis longtemps sur des alternatives à la transplantation classique. En biotechnologie et biomédecine, on se dirige vers le développement d’organes artificiels, le «tissue engineering», la xénotransplantation, et on poursuit la recherche sur les cellules souches. Tous ces efforts tendent finalement à ce que chaque patient inscrit sur la liste d’attente puisse obtenir à temps un remplacement d’organe approprié. Cet article se propose d’informer sur les possibilités d’augmenter le nombre des donneurs. Par ailleurs, nous présentons les efforts de recherche dans le domaine du remplacement d’organe, en particulier la xénotransplantation Stratégies contre le manque d’organes dans la médecine de transplantation

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