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Traitement moderne de la stérilité
Author(s) -
F Fischl,
J Huber
Publication year - 2003
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2003.04840
Subject(s) - medicine
La stérilité est un problème croissant de notre époque. Le stress et les influences de l’environnement sont, avec l’âge toujours plus avancé de mères primipares, des aspects non négligeables du monde industriel. L’âge moyen des femmes au moment de leur première grossesse augmente actuellement de 1 à 1,5 ans tous les 3 ans environ et se situe vers 30 ans dans la plupart des pays européens. Le nombre d’enfants par famille varie en Europe de 1,1 à 1,9, et est actuellement de 1,34 en Autriche. Une analyse critique de cette situation soulève naturellement la question de savoir jusqu’à quel âge une femme peut être considérée en âge de procréer. Quel rapport y a-t-il entre l’âge relativement élevé des femmes lors de leur première grossesse et le nombre croissant de femmes stériles? Les statistiques modernes et les recherches internationales dans le monde occidental montrent que l’incidence annuelle de grossesse est d’environ 10% chez les femmes entre 40 et 45 ans. Cette incidence diminue à 3–5% entre 45 et 50 ans, et après 50 ans, on ne connaît que quelques cas isolés, et il s’agit alors presque toujours de femmes multipares [1]. Des données récentes, présentées au congrès international ESHRE à Vienne fin juin 2002, montrent un fait bien plus inquiétant, à savoir que la fécondité diminue déjà sensiblement plus tôt, dès l’âge de 30 ans. En plus de l’âge croissant des couples stériles, il est aussi possible que la pollution accrue de l’environnement, avec des substances toxiques les plus diverses, influence négativement la fécondité. La preuve de la causalité des facteurs environnementaux n’a cependant pas encore pu être fournie à quelques exceptions près. Il est vrai qu’elle est difficile à fournir [2, 3]. Le tabagisme et l’alcoolisme chroniques sont également incriminés [4, 5]. Une température extrême peut perturber la spermatogenèse chez l’homme. L’influence négative des hydrates de carbone chlorés sur la fertilité des femmes est probable [6]. Les suites négatives du stress sur l’équilibre hormonal des femmes (par ex. guerre et famines) sont bien documentées scientifiquement. L’influence du stress sur la concentration des spermatozoïdes, décrite dans certains cas, est également plausible chez l’homme. L’importance des facteurs environnementaux sur la fertilité n’est donc de loin pas complètement élucidée, mais ils semblent jouer un rôle. La procréation médicalement assistée a progressé par bonds ces dernières années. Des nouvelles techniques de plus en plus sophistiquées ouvrent des perspectives encore récemment inimaginables pour combler un désir de grossesse. En raison du coût de l’équipement et de leur complexité, ces traitements ne peuvent cependant être offerts que dans certains centres spécialisés [7, 8]. De plus en plus de couples peuvent espérer que leur souhait d’avoir des enfants puisse être comblé grâce à la médecine moderne. Si l’on ne pouvait, il y a quelques années, aider à combler ce désir que pour environ un tiers des couples concernés, ce taux de réussite a augmenté actuellement à un couple sur deux, avec les traitement correspondants.

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