Du ronflement au syndrome des apnées obstructives du sommeil
Author(s) -
Werner Karrer,
Maria Reimers
Publication year - 2003
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2003.04797
Subject(s) - medicine
Dans le cas d’une personne souffrant de ronflement ou d’apnée obstructive du sommeil, c’est tout au plus son/sa partenaire qui observe le dormeur, et certainement pas le médecin traitant. Et le spécialiste consulté n’examine le patient souffrant de troubles du sommeil qu’à l’état de veille. Ce qui pourrait être l’une des raisons pour lesquelles les troubles respiratoires pendant le sommeil n’ont été découverts que tardivement. C’est Guilleminault qui a décrit pour la première fois en 1973 le syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS). Il a fallu encore quelques années pour en avoir un traitement efficace [1]. Le «marché de la santé» se trouve aujourd’hui en face d’une industrie en plein boom, qui améliore constamment les techniques de diagnostic et de traitement. Quelque 3% de la population adulte (et même sensiblement plus dans quelques études) souffrent d’un trouble respiratoire pendant le sommeil [2]. La proportion homme:femme est de 2:1 et s’équilibre après la ménopause. Le syndrome des apnées obstructives du sommeil se rencontre également chez l’enfant. Des végétations volumineuses en sont la plupart du temps la cause. Il faut y penser chez un enfant qui ronfle la nuit ou qui présente même une dyspnée évidente. Nous ne connaissons pas les chiffres exacts de son incidence.
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