Prise en charge de la femme enceinte en médecine de premier recours
Author(s) -
F Haberthür,
U Lauper
Publication year - 2003
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2003.04790
Subject(s) - political science , art , humanities
Ces temps, on écrit beaucoup sur le thème de l’assurance de la qualité. Ce terme est aussi de plus en plus en vogue en santé publique. Des notions telles que qualité procédurale et qualité de résultat s’appliquent bien aux contrôles de grossesse et à l’accouchement, respectivement à la mortalité périnatale et infantile. La mortalité du nourrisson est aujourd’hui faible, ce qui correspond à une bonne qualité de résultat. Arriver à une telle qualité de résultat implique une qualité procédurale adéquate, à savoir des contrôles de grossesse appropriés. Une efficacité meilleure ne peut être obtenue que grâce à une prise en charge optimale au cabinet médical. Mais pour y parvenir, une standardisation de cette prise en charge est incontournable. Une sage-femme bien formée est en mesure de procéder elle-même au contrôle de grossesse simple, mais aussi de reconnaître une grossesse à risque [1]! Mais elle doit aussi être prête à adresser plus loin les patientes à risque. Nous sommes d’avis que les contrôles de grossesse et le conseil aux femmes enceintes doivent rester entre les mains du médecin. Dans les régions où les spécialistes sont peu nombreux, de tels contrôles peuvent très bien être exécutés par le médecin de premier recours disposant d’une formation correspondante. En assurant déjà probablement la prise en charge globale de la patiente et de sa famille, il est informé sur toutes les pathologies. Dans ces cas de prise en charge par le médecin de premier recours, il s’agit encore d’instituer une collaboration intercollégiale. Dès que le risque supposé ou connu dépasse les compétences du médecin traitant, celui-ci devrait adresser la femme enceinte à un collègue mieux outillé. Comment cela peut-il être réalisé en pratique: – coopération: prise en charge commune de la patiente (par ex. participation d’un interniste au traitement d’une diabétique) – consultation: intégration, dans le plan de traitement, des aspects et recommandations issus de la prise en charge par d’autres spécialistes – en cas de dépassement de ses limites techniques ou personnelles, envoi de la patiente au spécialiste.
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