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Prise en charge de la neutropénie fébrile à bas risque
Author(s) -
A Cometta,
O Marchetti,
Thierry Calandra
Publication year - 2003
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2003.04782
Subject(s) - political science , philosophy , physics
Les patients traités par chimiothérapie pour une hémopathie maligne ou une tumeur solide présentent un risque d’infection élevé lors du développement d’une neutropénie. Une infection survient en effet dans 80–90% des neutropénies lors de leucémie aiguë et dans 50% des neutropénies lors de tumeur solide [1–3]. Jusqu’à la fin des années 60, la survenue d’infections chez ces patients était associée à une mortalité élevée, puisque 80% des décès chez les patients leucémiques étaient d’origine infectieuse [4]. Un état fébrile est souvent le premier et seul signe d’infection chez les malades neutropéniques. Schimpff et coll. avaient montré que l’instauration empirique d’une antibiothérapie à large spectre dès l’apparition de la fièvre, c’est-à-dire avant toute documentation clinique ou microbiologique, diminuait significativement la mortalité infectieuse [5]. De multiples études effectuées au cours de ces 30 dernières années ont permis de mieux appréhender les complications infectieuses chez les patients neutropéniques. Alors que la prise en charge des patients leucémiques nécessite une hospitalisation, les chimiothérapies pour tumeur solide sont administrées le plus souvent ambulatoirement. De tels traitements étant devenus de plus en plus nombreux au cours de ces 10 dernières années, il est important que le médecin de premier recours sache réagir adéquatement lorsqu’il est confronté à un patient développant un état fébrile après la chimiothérapie. Le but de cet article est de revoir la prise en charge des infections survenant lors de neutropénie de courte durée.

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