Pneumologie: Lutte contre le carcinome bronchique
Author(s) -
A Breitenbücher
Publication year - 2003
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2003.04757
Subject(s) - medicine
Avec le développement de la tomographie computérisée hélicoïdale, l’intérêt pour le screening a repris de l’ampleur ces derniers temps. Un algorithme spécial permet de diminuer très nettement la dose de rayons et de raccourcir la durée de l’examen. Chez les fumeurs, la lowdose Spiral-TC dépiste deux à quatre fois plus de carcinomes bronchiques que la radiographie thoracique conventionnelle, dont plus de 70% au stade I. Mais l’incidence des nodules bénins est élevée, ce qui donne lieu à de nombreux autres examens inutiles [1]. Il reste encore à démontrer si le carcinome bronchique peut être diagnostiqué assez tôt pour abaisser la mortalité dans la population globale. Il faut pour cela des études randomisées, comme la Lung Cancer Screening Study récemment mise en route aux Etats-Unis, qui a recruté plus de 50 000 fumeurs. Les premiers résultats sont attendus pour la fin 2005, et l’intérêt du screening reste ouvert jusqu’à cette date. Le risque le plus grand est celui des patients ayant une anamnèse tabagique ≥ 30 pack-years et souffrant d’une BPCO (risque environ cinq fois plus élevé que chez les fumeurs sans obstruction des voies respiratoires) et ayant un status après carcinome bronchique. Mais malgré tout l’enthousiasme suscité par la Spiral-TC, il ne faut pas oublier que la plupart des cancers bronchiques sont centraux, donc mal visualisables à la Spiral-TC. L’examen des expectorations, complété par un examen assisté par ordinateur ou par marqueurs biologiques, pourrait reprendre une plus grande importance à l’avenir. La bronchoscopie par autofluorescence est encore une méthode de recherche, qui s’est avérée six fois plus sensible que la bronchoscopie conventionnelle sous lumière blanche dans le diagnostic des dysplasies sévères et des carcinomes in situ, mais qui présente l’inconvénient d’avoir une incidence élevée de résultats faux positifs. Améliorations dans le diagnostic
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