Neuropathologie des tumeurs cérébrales gliales
Author(s) -
M Tolnay
Publication year - 2002
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2002.04595
Subject(s) - medicine
Les gliomes sont pathomorphologiquement définis comme des tumeurs faisant preuve d’une différenciation gliale dans leurs caractéristiques histologiques, immuno-histochimiques et ultrastructurelles. La classification actuellement la plus utilisée est celle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) [1], selon laquelle les gliomes sont classés selon leur cellule originelle probable. Il y a donc des astrocytomes, des oligodendrogliomes et des épendymomes (tabl. 1). En se basant sur différents critères histologiques (voir plus loin), ces tumeurs sont classées de I à IV selon leur degré de malignité (tabl. 1). Comme contrairement aux tumeurs solides d’autres organes les gliomes ne font qu’extrêmement rarement des métastases en dehors du système nerveux central, la gradation de ces tumeurs joue un rôle décisif dans leur pronostic. Les tumeurs de degré I sont biologiquement considérées comme bénignes et peuvent, en fonction de leur localisation et de leur abord, être guéries chirurgicalement. Bien que les tumeurs de degré II soient considérées comme faiblement malignes, il faut bien insister sur le fait qu’elles ne peuvent être guéries par la chirurgie, du fait de leur expansion invasive. Les gliomes de degré III et IV enfin sont considérés comme très malins, le degré IV ayant le pronostic le moins bon. Il faut en outre préciser que plus de la moitié des gliomes de degré II, à faible degré de malignité, peuvent dégénérer en tumeurs de degré III ou IV, souvent après plusieurs années seulement, et se comporter cliniquement comme des gliomes à haut degré de malignité d’emblée [2]. Le diagnostic neuropathologique revêt une importance décisive quant au pronostic et au traitement. La gradation histopathologique des gliomes se base essentiellement sur des caractéristiques microscopiques conventionnelles. Les examens complémentaires, dont surtout les anticorps contre les antigènes prolifératifs (par exemple contre l’antigène Ki67), peuvent venir appuyer cette gradation, mais ils ne sont pour l’heure pas utilisables comme seul instrument de gradation. Voici maintenant les caractéristiques histopathologiques de quelques gliomes un peu plus en détail. Neuropathologie des tumeurs cérébrales gliales
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