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«Pseudopolyarthrite rhizomélique» - un diagnostic problématique
Author(s) -
Felix Wermelinger
Publication year - 2002
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2002.04572
Subject(s) - medicine
En 1957, Barber a créé la dénomination «polymyalgia rheumatica» (en français: pseudopolyarthrite rhizomélique, PPR) pour décrire un syndrome inflammatoire touchant des personnes de plus de 50 ans et se caractérisant par des douleurs symétriques diffuses au niveau des ceintures scapulaire et pelvienne, douleurs qui sont associées à une raideur, à des symptômes généraux ainsi qu’à une réaction inflammatoire systémique. Le terme de «polymyalgia» reflète la localisation subjective des douleurs dans la musculature ainsi qu’une sensibilité à la pression des muscles de la partie supérieure des bras. Déjà en 1888, Bruce avait utilisé le terme de «senile rheumatic gout» pour désigner le même tableau clinique. Dans les années 40–50, avant Barber, différents auteurs avaient décrit ce syndrome en le nommant chacun à leur façon (tabl. 1). Si le terme de «polymyalgia rheumatica» s’est finalement largement imposé en allemand et en anglais, le français reste fidèle au terme «pseudopolyarthrite rhizomélique» pour décrire ce syndrome. Néanmoins, dans cet article, nous utiliserons le terme de «syndrome polymyalgique» pour faire référence au tableau clinique de la PPR de manière plus neutre. Parallèlement à cette évolution, depuis les années 40, des cas de maladie de Horton associés à des symptômes polymyalgiques ont été décrits à plusieurs reprises. L’observation d’associations cliniques entre des polymyalgies «pures» et des artérites crâniennes a conduit à la création de nouvelles dénominations et à une utilisation fréquente, en tant que synonymes, des termes de pseudopolyarthrite rhizomélique et de maladie de Horton (MH) (fig.1, tabl. 1–3). Les imprécisions terminologiques se retrouvent tant dans les différents critères diagnostiques ou de classification que dans la littérature spécialisée actuelle. C’est ainsi que l’«artérite temporale» figure entre autres dans les critères établis par Bird et al. pour définir la «pseudopolyarthrite rhizomélique» (tabl. 4, 5). On discutera plus loin du rapport entre ces deux pathologies et d’un diagnostic différentiel plus étendu du syndrome polymyalgique. L’objectif des paragraphes suivants est d’amener à un emploi critique du terme – du diagnostic? – de pseudopolyarthrite rhizomélique «Pseudopolyarthrite rhizomélique» – un diagnostic problématique

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