Tumeurs cutanées épithéliales Une tâche interdisciplinaire pour médecins de premier recours et spécialistes
Author(s) -
HafnerJ,
W. Kempf,
Magali Schmid,
Marcio Rogério Kurz,
Milan Urošević,
R. Dummer,
G Burg
Publication year - 2002
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2002.04495
Subject(s) - medicine , humanities , art
Les tumeurs cutanées épithéliales sont de loin les cancers les plus fréquents de l’être humain. L’incidence du carcinome basocellulaire (ou: basaliome) est actuellement d’environ 200/ 100 000 par an en Europe centrale, et celle du carcinome spinocellulaire (ou: spinaliome) d’environ 150/100 000 par an. A cela viennent s’ajouter les kératoses actiniques, dont la prévalence selon les régions peut atteindre 40% de la population à peau claire à partir de l’âge de 50 ans [1]. Les autres formes de tumeurs cutanées épithéliales, comme le kératoacanthome, le trichofolliculome, la maladie de Bowen et le carcinome de Bowen, sont importantes à différencier, mais sont numériquement parlant beaucoup moins importantes. Le principal facteur carcinogène dans la genèse des tumeurs cutanées épithéliales est l’accumulation des rayons UV pendant toute une vie. Les UVB (longueur d’onde 280–320 nm) et en second lieu les UVA (longueur d’onde 320–400 nm) sont actuellement le principal facteur d’induction et de promotion des tumeurs cutanées épithéliales [1]. Tout être humain a un certain compte d’heures de soleil, en langage imagé, en fonction de son type de peau. Si ce compte est à découvert, les tumeurs cutanées épithéliales apparaissent. Le co-carcinogène le plus important des tumeurs cutanées épithéliales est l’immunosuppression médicamenteuse dans les transplantations d’organes [2]. Il en sera question à la fin de cet article. L’incidence des tumeurs cutanées épithéliales présente depuis une trentaine d’années une progression marquée [1]. Ceci résulte des modifications radicales dans les loisirs de couches toujours plus larges de la population, sans qu’il ait été question de protections solaires adéquates, et avec une information publique des plus discrètes. De plus les profonds changements démographiques des pays occidentaux résultent en une proportion toujours plus grande de personnes âgées. En d’autres termes les médecins de premier recours, mais aussi les spécialistes, les dermatologues en toute première ligne, se trouvent confrontés à une véritable épidémie de cancers cutanés, dont le pic n’est probablement pas encore atteint. En face de cette situation, il est judicieux de mettre à profit les ressources à disposition de manière différenciée. Le but principal de cet article est de donner des précisions concrètes sur le recours ciblé aux moyens diagnostiques et thérapeutiques dans la prise en charge des tumeurs cutanées épithéliales.
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