Diagnostic de la sclérose en plaques
Author(s) -
Jürg Kesselring,
V Kesselring
Publication year - 2001
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2001.04284
Subject(s) - rose (mathematics) , medicine , biology , horticulture
Le diagnostic de la sclérose en plaques (SEP) implique d’innombrables conséquences dans la vie des personnes affectées et de leurs proches. Si les critères de diagnostic étaient basés autrefois exclusivement sur la clinique, les critères plus récents établis dans le cadre d’un consensus international incluent également des résultats dits paracliniques obtenus à l’aide d’examens par imagerie médicale (IRM, imagerie par résonnance magnétique), des examens électrophysiologiques (en particulier des potentiels évoqués) et des examens du liquide céphalorachidien (principalement bandes oligoclonales) [1]. Ces nouveaux critères diagnostiques ont été conçus spécialement à titre de lignes directrices pour les médecins pratiquants, mais peuvent également être élargis pour l’application dans le cadre d’études cliniques. Fondamentalement, la constatation objective d’une dissémination du processus de la maladie (multiplicité) en ce qui concerne la localisation mais aussi en ce qui concerne le critère du temps demeure de première importance pour l’établissement du diagnostic de la sclérose en plaques. La constatation de signes cliniques saisis objectivement est exigée pour celui-ci; les indications de symptômes dans l’anamnèse peuvent certes conduire à une présomption, mais ne sauraient suffire seuls pour assurer le diagnostic. Les examens IRM, les potentiels évoqués et les analyses du liquide céphalorachidien corroborent le diagnostic clinique et peuvent être décisifs pour celui-ci lorsque les indications cliniques seules sont insuffisantes. Ces résultats d’examens fournissent un autre type d’informations que les observations cliniques, qui doivent être évaluées dans l’ensemble du contexte clinique. Chacun de ces tests a ses limites en ce qui concerne leur sensibilité et leur spécificité. Les résultats des procédés d’imagerie médicale présentent la meilleure sensibilité et la meilleure spécificité pour le diagnostic de la sclérose en plaques. Les examens du liquide céphalorachidien fournissent un type encore différent d’informations, concentrées sur l’inflammation et les troubles immunologiques, et sont pour cette raison utiles en complément du diagnostic. De même, les potentiels évoqués peuvent fournir des arguments supplémentaires pour le diagnostic, en particulier en présence de faibles transformations IRM (par ex. chez des patients avec sclérose en plaques primaire progressive [2]), ou si les modifications IRM sont moins spécifiques (par ex. chez des patients âgés avec facteurs de risque de lésions microvasculaires [3]). Parmi les potentiels évoqués, ce sont en particulier les potentiels évoqués visuels qui fournissent avec un temps de latence allongé des arguments fiables prouvant un ralentissement de la conduction dans les voies optiques [4], alors que d’autres potentiels évoqués n’ont plus de signification essentielle dans le diagnostic de la sclérose en plaques. Selon les critères diagnostiques les plus récents, les seules distinctions encore en vigueur sont celles de «sclérose en plaques» et de «non-sclérose en plaques». D’autres sous-catégories utilisées autrefois ne sont plus considérées comme nécessaires.
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