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Dyspnée. Partie II: Clinque, exemples particuliers, examens, thérapie
Author(s) -
M Gugger,
H Bachofen
Publication year - 2001
Publication title -
forum médical suisse ‒ swiss medical forum
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-6146
pISSN - 1661-6138
DOI - 10.4414/fms.2001.04036
Subject(s) - library science , computer science
Adiposité. Le fait de se plaindre de détresse respiratoire et en particulier de détresse respiratoire d’effort est souvent au premier plan pour les personnes souffrant de surcharge pondérale massive. L’explication de ce syndrome occasionnellement invalidant semble évidente: n’importe quelle personne de poids normal chargée de deux grosses valises pleines de graisse excédentaire sera à bout de souffle après avoir gravi quelques marches. Des observations comparatives exigent cependant une explication plus différenciée. A l’un des extrêmes du groupe général des personnes présentant une surcharge pondérale se trouvent celles qui en souffrent, sont inactives et souvent dépressives, de l’autre côté se trouvent les «lutteurs» de l’Emmenthal qui présentent eux aussi un poids massivement excédentaire, mais aiment le sport et se passionnent aussi pour la chasse au gros gibier en automne. Sur la balance, les représentants des deux groupes pèsent le même poids. La symptomatologie ne peut donc s’expliquer uniquement par la surcharge pondérale. Dans le premier groupe, la graisse est organiquement peu répartie, des couches graisseuses médiastinales provoquent un handicap restrictif de la ventilation, les masses de graisse basique gênent en outre la pompe respiratoire, et l’on constate généralement un déficit extrême d’entraînement physique, contrairement au deuxième groupe. La thérapie nécessaire aux patients est évidente, sa mise en pratique est le plus souvent frustrante pour le médecin comme pour le patient. Comme nous l’avons signalé plus haut, la structure de la personnalité du patient joue également un rôle important dans le tableau clinique. Maladies cardiovasculaires. Les cardiologues critiquent avec raison le point de vue selon lequel la dyspnée serait un symptôme principal d’une maladie cardiaque, et c’est avec mauvaise humeur qu’ils voient la dyspnée pour ainsi dire «accaparée» par les pneumologues. Mais la recherche cardiologique en matière de dyspnée est restée plutôt modeste, de telle sorte que toute une série de question est aujourd’hui encore restée sans réponse. En ce qui concerne la fréquence, il s’agit de discuter surtout de trois situations cardiaques [1], à savoir: premièrement, la myocardischémie aiguë; deuxièmement, l’insuffisance cardiaque aiguë; et troisièmement, l’insuffisance cardiaque chronique. Le symptôme principal de la myocardischémie est en règle générale l’angor. La maladie de cœur se manifeste cependant chez une partie des patients par une détresse respiratoire resp. par une détresse respiratoire d’effort («équivalent angor»), avant l’apparition de la symptomatologie douloureuse typique. Le mécanisme n’est pas clair. Il n’a pas été possible jusqu’à présent d’apporter une preuve convaincante de l’existence de stimuli de la dyspnée issus de récepteurs du cœur (Tableau 1). Une circulation sanguine insuffisante et un manque d’entraînement conduisent peut-être déjà en cas d’effort faible à une acidose lactique. Ce stimulus respiratoire et les sensations d’anxiété qui l’accompagnent pourraient conduire à une accélération de la ventilation, perçue comme une détresse respiratoire. L’augmentation aiguë de la pression diastolique terminale du ventricule gauche dans la situation de l’insuffisance cardiaque gauche aiguë conduit rapidement à une augmentation de la pression dans les veines pulmonaires et de la Dyspnée

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