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Parler d'alcool en toute décontraction, sans frustration
Author(s) -
Regula Hälg,
S. Neuner-Jehle
Publication year - 2016
Publication title -
bulletin des médecins suisses
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-5948
pISSN - 1424-4012
DOI - 10.4414/bms.2016.04947
Subject(s) - frustration , humanities , psychology , philosophy , social psychology
L’abus d’alcool rend malade: aucun organe, ou presque, n’est épargné. Le foie et l’appareil digestif sont les plus fortement touchés. Un décès sur douze en Suisse est lié à la consommation d’alcool, ce qui représentait par exemple environ 1600 personnes, de 15 à 74 ans, en 2011. Et dans trois cas sur cinq, une consommation chronique élevée en est la cause [1]. L’abus d’alcool engendre, en outre, des coûts annuels de l’ordre de 4,2 milliards de francs [2]. Parallèlement, 75% de la population en Suisse déclare accepter les incitations à adopter un comportement sain [3]. Les patients apprécient également que leur médecin aborde la consommation d’alcool, en parti culier lorsque cela a à voir avec leur bienêtre ou leur santé [4]. Mais comment éviter que la discussion ne génère des frustrations? Il suffit que les médecins soient motivés, qu’ils s’intéressent tout simplement à la consommation d’alcool de leurs patients et qu’ils réfléchissent, avec eux, à son impact sur le quotidien et sur la santé de ces derniers. Dépistage

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