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Gestion des risques cliniques – importance dans la gestion globale des risques d'exploitation
Author(s) -
Helmut Paula,
Marc-Anton Hochreutener,
David Schwappach,
Dieter Conen,
Andreas Tobler
Publication year - 2013
Publication title -
bulletin des médecins suisses
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 1661-5948
pISSN - 1424-4012
DOI - 10.4414/bms.2013.01711
Subject(s) - political science
La gestion institutionnalisée des risques cliniques est une fonction relativement récente dans les hôpitaux. Elle englobe l’intégralité des structures, processus, instruments et activités qui aident les collaborateurs d’un hôpital à cerner, réduire et maîtriser les risques liés aux soins apportés aux patients [1]. Elle suppose l’identification des erreurs, accidents et presque accidents et nécessite leur analyse [2]. Les objectifs de la gestion des risques cliniques sont, d’une part, la prévention et la réduction des erreurs dans le traitement et la prise en charge des patients (prévention primaire) et, d’autre part, la limitation des dommages après la survenance d’erreurs (prévention secondaire). Elle s’occupe donc aussi des risques spécifiques qui surviennent du fait du traitement clinique et de la prise en charge des patients. L’un des principaux fondements des actes médicaux et des soins a toujours été de mettre les patients à l’abri de dommages éventuels pouvant découler du traitement. Toutefois, pendant longtemps, cet aspect des choses a été vu comme une tâche technique des différents groupes professionnels et disciplines. En revanche, ce n’est qu’au cours des dernières années que des approches plus globales prenant en compte de façon ciblée une série de facteurs système, l’intégration du «facteur humain» et les mesures qui en résultent au niveau de l’organisation générale se sont également imposées. Aujourd’hui, on peut néanmoins estimer qu’au minimum des mesures de base sont en place dans une grande partie des hôpitaux suisses et qu’elles seront encore développées au fil du temps. Vu le caractère encore relativement récent de la gestion des risques cliniques, il est toutefois important de s’interroger sur son rôle et son ancrage dans l’organisation et d’en donner une définition. Un aspect actuel essentiel est le positionnement de la gestion des risques cliniques dans le cadre plus général de la gestion globale des risques d’un établissement: quel lien y a-t-il entre la gestion des risques cliniques et la gestion globale des risques, d’une part, ainsi qu’entre la gestion des risques cliniques et les processus cliniques clés (traitement et prise en charge des patients), d’autre part? Ces questions font actuellement l’objet d’un débat au sein de nombreux établissements, qui y répondent de manière différente. Les réponses apportées influenceront de manière déterminante l’avenir de la gestion clinique des risques. Comme dans d’autres entreprises, la gestion globale des risques dans les établissements de soins de santé recouvre a priori une diversité de responsabilités, de domaines d’organisation et d’aspects. Elle aborde non seulement les risques liés directement à la mission centrale mais aussi, entre autres, les risques financiers, juridiques, constructifs et informatiques (fig. 1). On cite généralement le code révisé des obligations comme fondement de la gestion globale des risques; ce code régit l’obligation de l’établissement de gérer les risques d’exploitation. L’élément central est le système de contrôle interne (SCI), qui doit permettre à l’entreprise de mettre en œuvre des mesures et des contrôlés ciblés visant à éviter les dommages et à respecter les obligations légales. Il faut néanmoins tenir compte du fait que, par définition, le SCI n’aborde que les risques qui mettent en péril l’entreprise. Les dommages subis par les patients en font clairement partie. Ils peuvent en effet entraîner une augmentation des coûts de traitement et des primes d’assurance, des recours en responsabilité, une perte de réputation, une insatisfaction des patients et, à moyen terme, une réduction du nombre de patients. Ils doivent dès lors être également considérés comme des risques majeurs pour l’entreprise. Helmut Paula a, Marc-Anton Hochreutener b, David Schwappach c, Dieter Conen d, Andreas Tobler e

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