Perception sociale de la forêt : un espace plus prophylactique que pathogène
Author(s) -
Rodolphe Dodier
Publication year - 2018
Publication title -
revue forestière française
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.11
H-Index - 13
eISSN - 1951-6827
pISSN - 0035-2829
DOI - 10.4267/2042/70002
Subject(s) - humanities , political science , philosophy
Quelle est la relation entre forêt et santé du point de vue des personnes qui la fréquentent ? Les sciences sociales permettent de proposer aux spécialistes de la forêt ou de la santé un éclairage sur cette question en utilisant des méthodes de recueil de la parole des individus et en analysant le matériau collecté à l’aide de grilles d’interprétation éprouvées (Marzano et al., 2009). La forêt apparaît alors non seulement comme un milieu physique et écologique, mais aussi comme un espace voire un territoire sur lequel des individus, des groupes sociaux et des sociétés projettent des représentations, construisent des référentiels et des valeurs, voire édictent des normes (Corvol et al., 1997 ; Pottier, 2012). Parmi les pratiquants de la forêt, il est possible d’identifier des raisons différentes d’être en forêt, que ce soit par nécessité, pour le travail ou pour utiliser les ressources, ou pour le loisir, l’agrément ou encore l’activité sportive, c’est-à-dire pour se ressourcer. Le lien construit par les individus entre forêt et santé est alors tout sauf neutre, oscillant entre perception « positive » de la forêt sur son bien-être, sa santé, voire sur l’évolution de sa maladie (Papillon et Dodier, 2011), et perception « négative », en considérant ce milieu comme pouvant engendrer la dégradation de son état de santé physique ou psychologique.
Accelerating Research
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom
Address
John Eccles HouseRobert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom