z-logo
open-access-imgOpen Access
Des territoires de la biodiversité aux préférences en matière de préservation : un éclairage à partir de l’évaluation économique non marchande
Author(s) -
Élodie Brahic
Publication year - 2017
Publication title -
revue forestière française
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.11
H-Index - 13
eISSN - 1951-6827
pISSN - 0035-2829
DOI - 10.4267/2042/68189
Subject(s) - political science , humanities , art
Les écosystèmes forestiers, qui couvrent 30 % du territoire français, rendent une multitude de services à la société : séquestration du carbone, préservation des sols contre l’érosion, amélioration de la qualité des eaux potables, production de bois, services récréatifs, etc. L’idée que le maintien de ces services est corrélé positivement avec le niveau de biodiversité est maintenant largement admise (Harrison et al., 2014). L’évaluation des bénéfices de la préservation de la biodiversité forestière pourrait par conséquent aider à la décision publique en matière de gestion forestière. Une des interrogations des acteurs gestionnaires des forêts publiques est de savoir si les modes de gestion identifiés comme importants pour le maintien et la valorisation de la biodiversité, et donc pour d’autres services écosystémiques (SE), le sont aussi pour les usages non marchands de la forêt du point de vue du public. Pour répondre à cette interrogation, nous avons mené une enquête nationale pour évaluer les préférences des Français vis-à-vis de différents paramètres de biodiversité et estimer la valeur qu’ils accordent à cette biodiversité. Car, avec la notion de SE, l’évaluation des bénéfices socioéconomiques rendus par les écosystèmes à l’homme est devenue indissociable des indicateurs écologiques pour accompagner les décisions publiques en matière de préservation de la biodiversité, comme en témoignent notamment la démarche TEEB (The Economics of Ecosystems and Biodiversity, 2010) et le rapport Chevassus-au-Louis et al. (2009). L’inventaire des travaux scientifiques d’évaluation de la relation entre systèmes écologiques et activités humaines, mené par le panel d’experts du MEA (Millenium Ecosystem Assessment, 2005), avait permis de constater que beaucoup de travaux et d’outils sont disponibles pour mettre en évidence l’impact des activités humaines sur l’écosystème. En revanche, on dispose de peu de résultats et d’outils pour évaluer l’impact des évolutions des écosystèmes sur le bien-être humain.

The content you want is available to Zendy users.

Already have an account? Click here to sign in.
Having issues? You can contact us here
Accelerating Research

Address

John Eccles House
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom