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Pourquoi la politique forestière française ne veut pas du territoire
Author(s) -
Arnaud Sergent
Publication year - 2017
Publication title -
revue forestière française
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.11
H-Index - 13
eISSN - 1951-6827
pISSN - 0035-2829
DOI - 10.4267/2042/64089
Subject(s) - political science
La politique forestière est l’un des premiers domaines d’action publique ayant fait l’objet d’un traitement sectoriel à travers l’affirmation de l’autorité de l’État et la constitution d’un corps administratif dédié (Sergent, 2013). Sur la base des ordonnances de Colbert en 1661 et 1669, puis du premier Code forestier de 1827, un modèle de gouvernement centralisé des problèmes forestiers s’est ainsi développé en France et s’est maintenu tout au long du XIXe et du XXe siècle. G. Buttoud (1983) a parlé d’« État forestier » pour qualifier cette forme d’organisation politico-administrative portée par l’État et dédiée à la conservation et à l’amélioration du patrimoine forestier national. Récemment encore, l’État a réaffirmé à travers l’élaboration du Programme national forêt-bois (2016) et la signature d’un Contrat stratégique de filière bois (2014) sa volonté de conserver le contrôle de la politique forestière, en l’étendant même aux enjeux de développement industriel de la filière bois. À l’heure de la réforme territoriale (Marcou, 2015) qui confie des responsabilités croissantes aux collectivités en matières d’aménagement du territoire, de développement économique, de transition énergétique ou encore de protection de l’environnement, on peut s’étonner de ce (re-)centrage de la politique forêt-bois. D’autres pays européens comme par exemple l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sont dans des configurations plus formellement décentralisées qui sont le résultat de mécanismes de transfert de compétence à l’échelle infranationale et de construction politique plus ou moins complexes et aboutis (Secco et al., 2017). La question que l’on se pose dans cet article porte donc sur le processus politique qui accompagne la dynamique de territorialisation dans le domaine forestier. Au-delà des grandes réformes institutionnelles, quels rôles jouent les acteurs (publics et privés) dans la reconnaissance du territoire (infranational) en tant qu’espace et logique d’action publique ?

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