L’impact floristique d’une voie romaine en forêt domaniale d’Orléans
Author(s) -
Michel BARTOLI
Publication year - 2012
Publication title -
revue forestière française
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.11
H-Index - 13
eISSN - 1951-6827
pISSN - 0035-2829
DOI - 10.4267/2042/51119
Subject(s) - geography , art
En 1888, Saint-Venant publiait Voies antiques manifestées par la nature de la végétation. En forêt d’Orléans, la végétation y est « toujours franchement silicicole ou calcifuge ». Il est donc très surpris « en suivant certaines lignes forestières, [de remarquer] la brusque disparition de ces plantes calcifuges dans certaines bandes, peu larges, qui étaient recouvertes, en revanche, d’un fouillis de végétaux calcicoles, surtout de cornouillers mâles et de nerpruns, espèces qui ont besoin de calcaire pour prospérer ». Il place ses points d’observation sur une carte et constate qu’ils sont « en ligne droite parfaite » sur plusieurs kilomètres. En divers endroits, ce passionné d’archéologie creuse, avec « la presque certitude de retrouver les traces d’une antique chaussée ». Et, en effet, sous « la couverture de terre végétale accumulée par les siècles, [il trouve] une chaussée présentant les caractères typiques des voies romaines ». La caractéristique principale des voies romaines, les viae calciatae, était, comme leur nom l’indique, d’être construites en pavements calcaires, calcaires de Beauce dans ce cas précis.
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