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De l'influence de la chaleur et des radiations sur l'activation de l'humus forestier
Author(s) -
P. Duchaufour
Publication year - 1953
Publication title -
revue forestière française
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.11
H-Index - 13
eISSN - 1951-6827
pISSN - 0035-2829
DOI - 10.4267/2042/26866
Subject(s) - humus , environmental science , soil water , soil science
Les contrastes climatiques saisonniers, ou les contrastes de microclimat provoqués par l'homme (coupes violentes éclairant brusquement un sol jusque là ombragé) paraissent jouer un rôle déterminant dans l'activation de l'humus. Les exemples, tirés de faits d'observation courante de la part des forestiers, en sont nombreux ; rappelons-en quelques-uns. La matière organique est décomposée beaucoup plus rapidement dans les climats à opposition saisonnière marquée, à étés ensoleillés succédant à des hivers froids et enneigés, que dans des climats humides, à forte nébulosité et à extrêmes peu accentués. C'est ainsi que l'humus s'accumule sur une forte épaisseur, dans les régions à climat montagnard très humide: au Mont-Lozère, même sous les pelouses (Nardaie), il n'est pas rare de trouver des sols noirs contenant 30 % de matière organique, sur des épaisseurs dépassant 30 cm ; au contraire, dans les prés-bois de Mélèze, qui occupent l'étage subalpin sec des Alpes internes, le sol reste un sol brun, peu acidifié (pH > 5), contenant en général moins de 6 % de matière organique, sur une épaisseur inférieure à une dizaine de centimètres (1). D'autre part, on sait qu'une coupe effectuée dans une forêt clairiérée à sous-bois de Bruyères, dans l'Ouest de la France, ne provoque aucune modification de la matière organique. La couche d'humus brut, la « terre de Bruyères », reste sensiblement d'épaisseur constante. Si, par contre, nous quittons la région atlantique, pour nous transporter dans une contrée à climat boréal ou montagnard, nous constaterons que l'effet des coupes rases est tout autre: sous l'influence d'une insolation brutale, les couches les plus épaisses d'humus d'Ericacées se décomposent très rapidement, en libérant d'importantes quantités d'azote minéral; les forestiers suédois connaissent bien ce phénomène, qu'ils utilisent sur une large échelle, pour « mobiliser » l'azote de leur sol jusque là engagé dans des combi. naisons organiques complexes, donc inassimilable, et favoriser ainsi leurs régénérations. Il nous a paru intéressant de chercher à préciser, à l'aide d'expé-

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