Au sujet de la fertilisation des plantations résineuses en Franche-Comté
Author(s) -
Y. BLUTEL
Publication year - 1969
Publication title -
revue forestière française
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.11
H-Index - 13
eISSN - 1951-6827
pISSN - 0035-2829
DOI - 10.4267/2042/20271
Subject(s) - humanities , philosophy
La littérature forestière spécialisée abonde, en particulier dans les pays voisins, en exemples de fertilisation de plantations entreprises dans le but essentiel d'augmenter la production quantitative . On y parle d'engrais ajoutés sur des plantations âgées d'une vingtaine d'années, et l'on montre des coupes de tiges dont les largeurs de cernes annuels sont brusquement multipliées par cinq grâce à de telles pratiques . La conséquence la plus évidente en est une hétérogénéité certaine du bois produit, inconvénient modéré si l'on ne devait viser qu'à la production de bois à pâte . Mais il semble que l'on puisse poursuivre avec la fertilisation une autre fin : essayer d'obtenir une installation et un départ rapides des plants . Ce devrait être là un moyen de réduire au minimum les frais d'entretien et d'utiliser au mieux le répit encore un peu court qu'apporte un nettoiement aux herbicides. MOREAU et SCHAEFFER ont par ailleurs tenté d'expliquer certaines raisons pour lesquelles de jeunes plantations peuvent bouder pendant des dizaines d'anées, voire même échouer. Il semble que l'on touche, avec la fumure, à l'un des moyens de pallier ces inconvénients, combien graves si l'on songe que dans la vie d'un arbre résineux, surtout abrégée comme elle l'est en basse altitude, le temps perdu ne peut pas être entièrement rattrapé si cette perte est trop importante ; et par conséquent la caducité risque de survenir avant que ne puisse être atteinte une dimension bois d'oeuvre facile à commercialiser. Plutôt que de donner un coup de fouet pour réveiller un dormeur, mieux vaut éviter que nos plants ne s'endorment . . . ou ne s'épuisent à lutter contre les conditions adverses . Nous avons trop vu de plantations qui continuaient à bouder à 10, 20 et 30 ans d'âge pour ne pas nous soucier de ce problème.
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