z-logo
open-access-imgOpen Access
Pollera y vestido, le langage socioethnique du vêtement : migration, génération, profession et instruction
Author(s) -
Véronique Marchand
Publication year - 2009
Publication title -
cahiers des amériques latines
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.104
H-Index - 5
eISSN - 2268-4247
pISSN - 1141-7161
DOI - 10.4000/cal.1459
Subject(s) - humanities , philosophy , psychology
La plupart des commercantes de La Paz, la capitale de la Bolivie, s’inscrivent dans un processus migratoire depuis la campagne et se caracterisent par une apparence vestimentaire particuliere dont la pollera [jupe bouffante], le sombrero [chapeau melon] et la manta [châle] sont les attributs principaux. Cette tenue les distingue a la fois des « Indiennes », habillees de maniere plus sobre, et des senoras, les « dames de la ville », de vestido, c’est-a-dire habillees a l’occidentale. Mais certaines des commercantes sont, elles aussi, de vestido. Comment expliquer cette distinction ? Comment quitte-t-on le groupe des femmes de pollera, appelees aussi cholas [« Indiennes en ascension sociale »] ? Les femmes de pollera appartiennent a la premiere generation de migrantes, et semblent plus attachees a l’univers professionnel du marche. Si ces variables sont necessaires a la comprehension de cette distinction vestimentaire, elles ne sont pas suffisantes car certaines femmes de la deuxieme et troisieme generation sont aussi de pollera. Le niveau d’instruction apparait le critere le plus pertinent, combine aux variables generationnelle, migratoire et professionnelle. Derriere le fait d’etre de vestido, se cache un projet d’ascension sociale correle a un niveau d’etudes plus eleve.

The content you want is available to Zendy users.

Already have an account? Click here to sign in.
Having issues? You can contact us here
Accelerating Research

Address

John Eccles House
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom