La politique budgétaire stabilisée
Author(s) -
Paola Veroni
Publication year - 2005
Publication title -
revue de l'ofce/la revue de l'ofce
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.217
H-Index - 14
eISSN - 1777-5647
pISSN - 1265-9576
DOI - 10.3917/reof.095.0211
Subject(s) - political science , humanities , philosophy
En 2005, la politique budgetaire n'apparait plus comme l'element dominant de la difference des performances de croissance entre les Etats-Unis et la zone euro. Apres des impulsions budgetaires de 1,2 point de PIB en moyenne depuis 2001, la contribution de la politique budgetaire americaine a la croissance serait negative en 2005. En 2005, le deficit budgetaire de la zone euro se deteriorerait legerement, avec l'abandon d'une politique discretionnaire restrictive, l'impulsion devenant legerement positive. Cinq pays appartenant a la zone euro, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Portugal et la Grece, presenteraient un deficit encore superieur a 3 % en 2005 et en 2006. L'assouplissement du volet repressif du Pacte de stabilite, lors de la reforme intervenue en mars 2005, n'aurait pourtant pas engendre en 2005 un ecart du deficit par rapport aux objectifs des Programmes de stabilite superieur a celui realise sur la periode 2001-2004. Mais le cycle electoral s'annoncant en Italie en 2006 et en France en 2007 constituerait un risque de derive par rapport aux objectifs affiches dans les lois de Finances pour 2006. Aux Etats-Unis, en revanche, l'abandon d'une orientation budgetaire restrictive interromprait la reduction du deficit public, rendant plus risquee la gestion des desequilibres internes et externes.
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