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Politique monétaire et taux de change : mesure et contre-mesures
Author(s) -
Guillaume Chevillon
Publication year - 2005
Publication title -
revue de l'ofce/˜la œrevue de l'ofce
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.217
H-Index - 14
eISSN - 1777-5647
pISSN - 1265-9576
DOI - 10.3917/reof.093.0199
Subject(s) - political science , humanities , philosophy
Il y a un an, l’actualite monetaire portait sur le changement d’orientation des politiques apres une longue periode d’attentisme. La difficulte etait de consolider une reprise fraichement et laborieusement acquise, tout en signalant que l’ere des liquidites abondantes tirait a sa fin. Au printemps 2005, malgre l’enclenchement d’un nouveau cycle de hausses des taux directeurs, les liquidites abondent toujours, circulent facilement et se placent aussi bien la ou le rendement est encore eleve (marches emergents, matieres premieres, immobilier, marches d’actions europeens) que sur (marches obligataires americains) : il n’y a aucune sorte de concurrence entre les besoins de financement. Les banques centrales asiatiques, par l’accumulation de reserves de change, en sont partiellement responsables. Et la croissance la premiere beneficiaire. Mais si elle a jusqu’a present plutot bien tire son epingle du jeu, ce n’est pas sans poser probleme aux banques centrales, desormais confrontees, en plus d’une situation patrimoniale des menages fragile, a une flambee des prix du petrole, a la non-hausse des taux d’interet nominaux longs, et au creusement des desequilibres de la croissance mondiale. Leur tâche est d’autant plus malaisee qu’a partir de ces desequilibres (exces d’epargne de l’Europe et de l’Asie et deficit des Etats-Unis) s’est construit un semblant d’equilibre, caracterise par une confluence d’interets (les croissances asiatiques et americaine s’auto-entretiennent). Or, cet equilibre doit etre reconfigure pour assurer la soutenabilite et la perennite de la croissance mondiale. A l’horizon 2006, toutes les banques centrales ne sont pas logees a la meme enseigne, et c’est la Reserve federale qui a la plus lourde responsabilite, meme si, cote asiatique, il y a aussi fort a faire. La difficulte pour la Banque centrale americaine sera d’achever le resserrement de sa politique monetaire, sans trop durcir les conditions monetaires et financieres (c’est-a-dire sans degonfler brutalement les bulles ou booms existant sur les differents marches), mais suffisamment pour reduire le deficit d’epargne des Etats-Unis. Et donc preserver le dollar. Nos previsions debouchent sur un taux des Federal Funds a 4 % fin 2005, des taux d’interet nominaux a 10 ans a 5 % fin 2006, une parite euro/dollar a 1,34 fin 2005 mais a 1,25 fin 2006. La Banque centrale europeenne (BCE) apporterait son concours en maintenant son taux directeur inchange a 2 %. Les banques centrales asiatiques devront, quant a elles, faire face a la montee des couts inherents a une politique de change active, et la Banque populaire de Chine devra parvenir a imposer son rythme aux attentes d’un changement de son regime de change.

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