L'enseignement de la lecture à la veille de la promulgation dugakusei (1872)
Author(s) -
Christian Galan
Publication year - 1998
Publication title -
ebisu
Language(s) - English
Resource type - Journals
eISSN - 2189-1893
pISSN - 1340-3656
DOI - 10.3406/ebisu.1998.1000
Subject(s) - humanities , art , philosophy
L'opposition hankô/terakoya (écoles de fief/ écoles pour le peuple), généralement admise pour décrire le monde de l'éducation durant l'époque d'Edo, perd de sa pertinence lorsqu'il s'agit non plus de faire l'inventaire des lieux d'instruction mais de saisir, dans leur intégralité, les pratiques pédagogiques mises en place. L'étude du modèle classique d'enseignement de la lecture amène à constater la grande complémentarité qui pouvait exister entre ces deux types d'école : les pratiques mises en place dans les unes et les autres relevaient fondamentalement d'une même logique pédagogique et culturelle. L'enseignement de la langue écrite dans les terakoya n'était pas un enseignement distinct de celui des écoles de fief : l'enseignement de l'écriture, tenarai, qui en était la composante essentielle, constituait également la première étape de l'éducation que recevaient les fils de samurai avant d'entrer à l'école du fief. L'introduction de la lecture de type sodoku dans le cursus des terakoya au cours des dernières décennies de l'époque d'Edo atteste également de la complémentarité des deux cursus. Hankô et terakoya avaient, certes, construit chacune leur légitimité et leurs programmes d'enseignement par rapport à la différence de statut qui existait entre l'enseignement de la lecture et celui de l'écriture, ainsi qu'entre les deux langues écrites alors en usage : le kanbun et le kanji kana majiri bun. Mais la conception de l'acte de lire elle-même (lire est le seul accès au savoir) et celle de son enseignement (un enseignement long et douloureux fondé sur la mémorisation pure et la répétition) étaient, dans les deux types d'école, parfaitement identiques.During the Edo period, education was manifest in two types of school : hankô (fief schools) and terakoya (schools for the ordinary people). The difference between these two types of school looses its importance when rather than comparing the number of schools, an analysis of their ethos is undertaken. By studying the classical model used in the teaching of reading in both systems ; it is dear that there are distinct similarities : both have been derived from the same pedagogical and cultural basis. In terakoya, the teaching of the written language was not so different from the method used in fief schools. Indeed, in the teaching of writing, tenarai, which were the basics, were also the first steps for the samurais sons to master before entering fief schools. The introduction of the reading type named sodoku, in terakoya courses, during the last decades of the Edo era, vouch for the fact that the two courses were complementary. Hankô and terakoya built their legitimity and developped their teaching programs in relation to the difference in status that existed between the teaching of reading and the teaching of writing, and between the two forms of written languages that were in use then : the kanbun and the kanji kana majiri bun . But in the concept of reading itself, as a mean to accessing knowledge, and in the methodology of the teaching of reading, which was primarily memorization, both schools were identical.Galan Christian. L'enseignement de la lecture à la veille de la promulgation dugakusei (1872). In: Ebisu, n°18, 1998. pp. 5-47
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