« La mort est mon métier »
Author(s) -
Frédéric Bornarel,
Hélène Delacour
Publication year - 2017
Publication title -
revue française de gestion
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.217
H-Index - 17
eISSN - 1777-5663
pISSN - 0338-4551
DOI - 10.3166/rfg.2017.00117
Subject(s) - computer science
P our de nombreuses disciplines, la mort est un objet de recherche classique. Que son étude soit portée par les sciences dures (comme en médecine ou en biologie) ou les sciences humaines (psychologie, sociologie, anthropologie, par exemple), elle intéresse l’ensemble de la société qui, ellemême, ne manque pas de reconnaître la légitimité de ces recherches. La création d’un centre de recherche exclusivement dédié à la mort et à la société (Centre for Death & Society, CDAS) à l’Université de Bath en 2005, témoigne de cet intérêt inépuisable. En sciences de gestion, la mort demeure un sujet de recherche plus délicat. Étudier des produits ou services qui sont de près ou de loin en relation avec la mort, ne va pas de soi. Cela est encore plus vrai lorsque les entreprises développent des innovations dans lesquelles la mort est l’élément clef de leur modèle d’affaires. En effet, commercer avec la mort est souvent considéré comme tabou et fait l’objet d’un jugement moral qui contraint fortement ce type d’activités (Anteby, 2010). Pour autant, la mort est une réalité tant pour les organisations qui cherchent à saisir les opportunités économiques qu’elle présente, que pour celles qui sont menacées par les nouveaux modes de consommation que l’évolution de la morale soutient.
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