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Dessine-moi un interne de DES de médecine d’urgence
Author(s) -
Sandrine Charpentier
Publication year - 2018
Publication title -
annales françaises de médecine d’urgence
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.106
H-Index - 9
eISSN - 2108-6524
pISSN - 2108-6591
DOI - 10.3166/afmu-2018-0097
Subject(s) - medicine , political science
Tel est le profil de l’interne de médecine d’urgence promotion 1 décrit dans l’article de Baron et al. [2]. Savoir que 461 jeunes internes ont choisi la formation et le métier en toute conscience oblige les urgentistes, universitaires ou praticiens à se réinterroger et à progresser dans leur enseignement, leur métier et le profil de carrière. Dans quatre ans, ils seront près de 1 900 étudiants à suivre la formation du diplôme d’études spécialisées de médecine d’urgence (DES MU). La réforme du troisième cycle nous a conduits à homogénéiser notre enseignement au niveau national et à innover en introduisant la pédagogie inversée avec l’enseignement électronique à distance (e-learning) [3,4]. Cinquante-quatre cours de phase socle ont été enregistrés sur la plateforme SIDES et plus de 80 questions à réponses multiples (QRM), au moins 200 e-learnings seront disponibles pour la phase d’approfondissement réalisés par les enseignants du Collège national des universitaires de médecine d’urgence (CNUMU). À cela s’ajoutent les stages hospitaliers, les séminaires locaux, régionaux, l’enseignement par simulation, outil indispensable à l’apprentissage des gestes techniques, de la gestion d’équipe et du savoir être. Autant de moyens qui doivent permettre de former des urgentistes de qualité dans les trois domaines de la médecine d’urgence, extrahospitalier, intrahospitalier et régulation médicale pour répondre à l’objectif d’une pratique transversale. La diversité des pratiques doit aussi être appréhendée : pratique universitaire ou en hôpital général, urbaine ou rurale, pédiatrique, humanitaire, médecine de catastrophe, situations d’exception... Tels sont les enjeux de la formation si nous voulons que nos internes aient une vision large et exhaustive des possibilités qu’offre la pratique de la médecine d’urgence. Cela est d’autant plus indispensable qu’on demande aujourd’hui aux internes de s’inscrire, dès la fin de l’année socle, dans un projet professionnel, certes évolutif sur les quatre années de formation, mais déjà très précis quant au mode d’exercice futur. Ce contrat formel permet de suivre non seulement le projet pédagogique de l’interne (maquette, sujet de thèse, master, formation transversale spécialisée [FST]), mais aussi d’anticiper sur ses modes et lieux d’exercice professionnel futur. Tous ces objectifs de formation doivent être intégrés et traités par les commissions locales et régionales présidées par les coordonnateurs de DES, dont le rôle s’est considérablement renforcé. À l’inquiétude des internes de médecine d’urgence sur la pénibilité du métier et d’éventuelles réorientations, les urgentistes doivent répondre en continuant à travailler pour faire évoluer le métier d’urgentiste dans notre pays sous l’égide de la Société française de médecine d’urgence et Samu-urgence de France. Un des points soulevés par les internes est l’absence de considération de l’urgentiste par les autres spécialités. Cette considération passe notamment par l’augmentation d’une production scientifique de qualité (recherche, publication). La reconnaissance des autorités institutionnelles et politiques est aussi essentielle comme en témoigne le discours du président de la République lors de la présentation de la réforme de la santé [5]. Le choix d’un sujet de thèse dès la fin de l’année socle doit permettre d’encadrer des travaux d’un haut niveau scientifique, et l’objectif doit être qu’un nombre significatif de thèses puisse être publié dans des revues scientifiques. La responsabilité des internes ne doit pas être minimisée dans la reconnaissance de la spécialité. Ils doivent pouvoir rapidement comprendre les spécificités de l’épidémiologie en médecine d’urgence, du raisonnement médical d’un urgentiste et pouvoir argumenter leurs stratégies diagnostiques et thérapeutiques visà-vis des autres spécialités. Voilà les défis que doivent S. Charpentier (*) Service des urgences, CHU de Toulouse, 9, place Lange, 60033, F-31059 Toulouse, France e-mail : charpentier.s@chu-toulouse.fr

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