Les bibliothèques médicale à Québec aux XVIIIe et XIXe siècles: L’exemple de la phtisie
Author(s) -
Jacques Bernier
Publication year - 2006
Publication title -
canadian journal of health history
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.117
H-Index - 13
eISSN - 2371-0179
pISSN - 0823-2105
DOI - 10.3138/cbmh.23.2.331
Subject(s) - presentation (obstetrics) , history , subject (documents) , disease , classics , ethnology , medicine , library science , surgery , pathology , computer science
La phtisie avait pris des proportions si considérables en Europe au XVIII e siècle qu’Antoine Portal écrivait en 1792 : « il n’y a pas de maladie pluscommune ni dangereuse que la phtisie “pulmonaire” ». Les médecins se sentirentévidemment concernés par ce fléau et tentèrent d’en expliquer les causes.Toutes sortes d’hypothèses furent avancées. Richard Morton par exemple, dans Phthisiologia, imaginait plus d’une douzaine de causes possibles. Les diverses explications avancées dans ces livres varient d’un auteur à l’autre et selon lesrégions. Dans l’ensemble, elles peuvent être regroupées en quatre grandes catégories selon que les auteurs pensent que la maladie est contagieuse, héréditaire,due à des désordres physiologiques ou reliée à des façons de vivre. Cette recherche porte sur les ouvrages que les praticiens de la région de Québec s’étaient procurés sur cette maladie entre 1700 et le milieu du XIX e siècle.Elle concerne plus spécifiquement 27 bibliothèques qui ont été reconstituées principalement à partir d’inventaires après décès. Cette démarche ad’abord permis de connaître le contenu de ces bibliothèques : nombre de livres;titres et auteurs; dates de publication. À partir de ces informations, nous avonspu repérer une partie des ouvrages qui ont circulé sur la phtisie dans la régionde Québec à cette époque. Dès le début du XVIII e siècle, il y eut à Québec desouvrages dans lesquels on traitait de cette maladie; par contre leur nombre nesemble pas avoir augmenté au cours du siècle. Fait intéressant, on trouve durantces années une majorité de livres dans lesquels les auteurs ont tendance à concevoircette maladie à partir d’une approche (ou modèle) iatromécanique. Celachange cependant après 1815 alors que les bibliothèques deviennent plusimportantes. Par ailleurs, il est intéressant de constater que plusieurs des livresles plus consultés sur cette maladie au XVIII e et au début du XIX e siècle sontpratiquement inconnus aujourd’hui.
Accelerating Research
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom
Address
John Eccles HouseRobert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom