Human papillomavirus (HPV) vaccines
Author(s) -
pierre coursaget,
antoine touze
Publication year - 2006
Publication title -
virologie
Language(s) - French
DOI - 10.1684/vir.2006.0026
Certains papillomavirus humains (HPV) infectant le tractus genital ont ete reconnus depuis une quinzaine d’annees comme les agents etiologiques du cancer du col de l’uterus. Le cancer du col de l’uterus est donc un des cancers qu’il est possible de prevenir par vaccination. La mise sur le marche de vaccins prophylactiques anti-HPV16 et 18 devrait permettre de rendre cet objectif possible. Les resultats actuels de tolerance, d’immunogenicite et d’efficacite obtenus pour deux vaccins sont tres encourageants. Des essais cliniques de phases I a II ont permis de determiner la tolerance, l’immunogenicite, la dose et le calendrier des injections. L’ensemble des resultats des essais cliniques de phases IIb et III obtenus avec ces vaccins demontre leur tres grande efficacite. Une protection superieure a 80 % est observee contre les infections et une protection proche de 100 % contre les infections persistantes associees a une lesion. Les anticorps persistent pendant 4 a 5 ans a un titre 5 a 17 fois superieur a celui observe lors d’une infection naturelle. Cependant, des questions sont encore en suspens comme la duree de la protection et la necessite d’injections de rappel au-dela de 5 ans, les titres d’anticorps protecteurs, le taux de protection croisee contre des types proches des types 16 et 18 mais non inclus dans le vaccin. Ces vaccins devront etre administres chez les jeunes filles prepuberes avant le debut de l’activite sexuelle. La couverture vaccinale et donc l’efficacite globale de cette strategie de prevention par vaccination dependront des politiques de sante publique, des attitudes sociales et du cout de ces vaccins. Cette vaccination devrait conduire en 10 a 30 ans a une reduction significative des cancers du col de l’uterus et, a plus court terme, a une diminution des traitements du fait d’une reduction importante des lesions precancereuses. Ces vaccins ont egalement le potentiel pour reduire l’incidence d’autres cancers dont la prevalence est plus faible ou dont l’association avec les HPV est moins forte, comme les cancers de l’anus, de la vulve, du vagin et du penis.
Accelerating Research
Robert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom
Address
John Eccles HouseRobert Robinson Avenue,
Oxford Science Park, Oxford
OX4 4GP, United Kingdom