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Quand Ç tri-thŽrapie È rime avec qualitŽ
Author(s) -
Anne Floquet
Publication year - 2015
Publication title -
la lettre de l angiogenèse
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 2105-2336
pISSN - 1951-2252
DOI - 10.1684/veg.2015.0005
Subject(s) - hard rime , psychology , art , literature
Penson et al. rapportent, dans un article paru récemment dans Lancet Oncology [1], le ressenti par les patientes elles-mêmes, d’un traitement effectué dans le cadre de l’essai GOG 0240, comportant une bi-chimiothérapie avec ou sans cisplatine, associée ou non au bevacizumab (bev). Le traitement était administré toutes les 3 semaines et poursuivi jusqu’à toxicité ou progression [2]. La prise en compte de la qualité de vie perçue par les patientes est indispensable dès lors que le bénéfice attendu d’un traitement est limité, ce qui est le cas dans la situation d’un cancer du col métastatique d’emblée ou secondairement ou persistant ; la médiane de survie attendue après une chimiothérapie est en effet de moins d’un an. L’ajout du bev à la chimiothérapie est susceptible de renforcer la toxicité attendue de la chimiothérapie seule, avec la survenue de troubles cardiovasculaires, rénaux et de fistules ou perforations digestives. Ces dernières sont particulièrement redoutées dans ces situations à risque : rechute pelvienne, antécédent de chirurgie avec ou sans radiothérapie chimio-sensibilisée ou non. Néanmoins, les complications urinaires et digestives peuvent survenir également spontanément du fait de l’évolution tumorale. Outre l’évaluation médicale des effets secondaires et de l’efficacité de la chimiothérapie, le recueil du vécu des patientes permet une appréciation plus précise du bénéfice/risque des traitements à l’étude. Ainsi dans les situations les plus précaires, coupler le gain en survie sans progression et en survie globale avec l’évaluation des effets secondaires et de la qualité de vie des patientes devient indispensable à l’enregistrement de nouveaux médicaments. Dans cette optique, les patientes incluses dans l’essai GOG 0240 ont été précisément sélectionnées (performance status 0/1, fonctions biologiques correctes, pathologies cardiovasculaires équilibrées, cicatrisation post-opératoire acquise, absence de fistule), traitées (possibilité d’administrer le cisplatine à J2 pour limiter la toxicité neurologique) et suivies (soutien nutritionnel, corrections de troubles biologiques, surveillance de la qualité de l’excrétion urinaire). Les évaluations tumorales chez les patientes non progressives étaient réalisées tous les 2 cycles de traitement. Les outils d’évaluation [3], comportant les symptômes d’intérêt dans l’évolution du cancer du col, étaient les suivants : Le FACT-Cx ou Functional Assessment of Cancer Therapy-Cervix centré sur le bien-être physique (7 items), le bien-être fonctionnel (7 items) et 15 items spécifiques au cancer du col. Le FACT/GOGNeuro-toxicité 4 (4 items) pour évaluer la neuro-toxicité périphérique sensitive susceptible de survenir étant donné les schémas de chimiothérapies utilisées. Tous les items de ces échelles sont cotés de 0 Quand « tri-thérapie » rime avec qualité de vie dans le cancer du col avancé, métastatique ou en rechute !

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