Stéatose aiguë gravidique
Author(s) -
sophie hillaire
Publication year - 2008
Language(s) - French
DOI - 10.1684/hpg.2008.0253
stables de laxatifs pendant au moins 3 jours sans amélioration de la constipation étaient randomisés pour recevoir des injections sous-cutanées de méthylnaltrexone à la dose de 0,15 mg par kg pendant 2 semaines. Les malades pouvaient ensuite poursuivre lÊétude en ouvert pendant 3 mois. Le critère de jugement principal était lÊobtention dÊune défécation dans les 4 heures après la première dose de méthylnaltrexone. Dans le groupe méthylnaltrexone, 48 % des malades avaient un effet laxatif dans les 4 heures après la première injection contre 15 % dans le groupe placebo. De la même manière, 52 % des malades avaient un effet laxatif sans utiliser des traitements laxatifs de secours après les injections contre 8 % dans le groupe placebo. Le temps médian pour obtenir une selle était significativement plus court chez les malades traités par méthylnaltrexone que sous placebo. Il nÊa pas été noté de diminution de lÊeffet antalgique. Les événements indésirables les plus fréquents étaient des douleurs abdominales et des flatulences. LÊefficacité sur la constipation était notée dès le début de lÊétude et prolongée pendant les 3 mois de la période ouverte. La réponse à la méthylnaltrexone était rapide, la moitié des malades ayant un effet laxatif dans les trente minutes et la plupart dans lÊheure suivant la prise. LÊabsence dÊeffet pour lÊautre moitié des malades ne semble pas dosedépendant. En effet, une étude antérieure menée contre placebo a montré que les injections souscutanées de méthylnaltrexone à la dose de 0,15 ou 0,3 mg étaient aussi efficaces [2]. Dans cette étude, une analyse multivariée ne retrouvait pas de corrélation entre lÊeffet laxatif et lÊâge, le statut fonctionnel ou lÊexistence dÊun cancer. Les arrêts de traitements en raison dÊeffets secondaires étaient similaires dans les deux groupes. Cette étude montre que la méthylnaltrexone est un traitement utile chez les malades ayant des pathologies chroniques sévères et une constipation secondaire à la prise dÊopiacés. La méthylnaltrexone peut donc être considérée comme un agent laxatif utilisable dans ces situations particulières ou la constipation associée aux morphiniques est généralement difficile à juguler par un traitement laxatif conventionnel.
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