“Une malédiction pesait”: Le Temps et le traumatisme dans Traversée de la mangrove
Author(s) -
J. Selene Zander
Publication year - 2015
Publication title -
nouvelles études francophones/nouvelles etudes francophones
Language(s) - French
Resource type - Journals
eISSN - 2156-9428
pISSN - 1552-3152
DOI - 10.1353/nef.2015.0047
Subject(s) - humanities , art
Dans une île caribéenne où le colonialisme et l’esclavage ont fleuri pendant des siècles, leur héritage pernicieux reste inscrit de façon indélébile sur les sujets. Comme la mangrove emblématique des Antilles, les graines de violence parsemées par l’histoire guadeloupéenne étendent leurs rhizomes dans toutes les directions. Ainsi que nous le rappelle René Girard, la possibilité de la violence est contenue par le rituel sacrificiel d’un bouc émissaire. Pour Girard, puisque la violence est toujours présente chez l’homme, le sacrifice évite à la violence de se propager de façon frénétique. Dans le roman de Maryse Condé, Traversée de la mangrove, la société guadeloupéenne est imprégnée par des “germes de violence” épistémique et symbolique (Girard 33). Cette contribution souhaite examiner si cette violence est vraiment contenue par le bouc émissaire ou bien si le poids du passé empêche la traversée de la mangrove.
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