Un traitement paradoxal des adhérences abdominales: l’opération de Noble
Author(s) -
G. Milhaud,
J Epiney,
Paul Rehli,
A Ferstl,
E Heppich,
Kerri A. Neugebauer,
J.P. Doret
Publication year - 1951
Publication title -
digestion
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.882
H-Index - 75
eISSN - 1421-9867
pISSN - 0012-2823
DOI - 10.1159/000199549
Subject(s) - medicine
Un traitement paradoxal des adhérences abdominales: l’opération de Noble Le problème des adhérences abdominales continue, à juste titre, à préoccuper praticiens et spécialistes. Les accidents dramatíques survenant subítement, quelques semaines comme plusieurs années après une banale appendicectomie, évoquent trop de souvenirs personnels chez chaque médecin, pour qu’il soit nécessaire d’insister. Dans ce genre d’intervention, la prophylaxie de la complication future reside, partiellement, entre les mains du chirur-gien qui s’efforcera de minimiser Γinévitable traumatisme opératoire; et dans certaines precautions d’ordre general, comme la suppression du talc (dont on saupoudrait naguère les gants de caoutchouc) depuis la demonstration de son effet irritatif marque («Talk-granulom») en Amérique par Antopol dès 1932, en Europe par E. Rutishauser (Schweíz. Z. Path. Bact. 8, 337, 1945), et son élève Cramer (ce journal, vol. 73, 129, 1948). Un autre aspect du problème intéresse les internistes: il concerne les plaíntes íntermínables des ancíens opérés qui ressentent encore des douleurs abdominales, les attribuent aux fameuses adhérences, et réclament une réintervention; celle-ci est généralement refusée (à moins qu’un syndrome de subocclusion ne force la main) ... et le malade continue à gémir et importuner son médecin impuissant. 304 Editorial On hésite à réintervenir pour deux raisons: 1° La crainte de faire plus de mal que de bien, si, sur un terrain predispose, il se forme deux membranes nouvelles pour une «bride» réséquée. 2° L’incertitude fréquente sur l’existence même d’une périviscérite, les radiologues ne pouvant souvent fournir de precision à ce sujet. On se souvient de la fameuse observation de Sir A. Hurst, où une malade souffrant de troubles post-opératoires, fut laparotomisée en vue de dégager les organes douloureux, parce qu’adhérents les uns aux autres. Une fois le ventre ouvert, le chirurgien trouva des organes tellement mobiles, «flottants», qu’il jugea utile de fixer aux plans profonds les viscères qu’il s’était prepare à ... libérer! Un troisième groupe de faits se rapporte aux occlusions post-opératoires précoces par péritonite: il s’agit de ces malades opérés d’urgence pour un état inflammatoire aigu, et chez qui on doit réintervenir plusieurs fois, à bref délai, pour phénomènes d’iléus sans cesse répétés à un niveau different; et les malheureux patients finissent trop souvent par succomber, plus aux consequences humorales et nutritives graves des occlusions, qu’aux chocs opératoires assez bien supportés. A toutes ces situations qu’on cherchait à combattre en empêchant la formation d-’adhérences inflammatoires, un chirurgien d’lndiano-polis, Thomas B. Noble, propose une solution paradoxale: celle de créer des adhérences artíficíelles, selon une disposition voulue mais inoffensive, pour éviter les accollements anarchiques et générateurs d’accidents. Dès 1917, Noble realise une plícature ordonnée de toutes les anses grêles, en remontant de la region iléo-
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