La production des scenarios contrefactuels par des apprenants adultes hispanophones
Author(s) -
Isabel Repiso
Publication year - 2014
Publication title -
language interaction and acquisition
Language(s) - French
Resource type - Journals
SCImago Journal Rank - 0.21
H-Index - 11
eISSN - 1879-7873
pISSN - 1879-7865
DOI - 10.1075/lia.5.2.04rep
Subject(s) - counterfactual thinking , context (archaeology) , linguistics , verb , task (project management) , psychology , history , philosophy , social psychology , economics , management , archaeology
International audienceThe production of alternatives to factual events hence a counterfactual thinking in which reality is compared to an imagined view of what might been. Previous studies have analyzed counterfactuality in the context of conditional constructions if P (then) Q (Bates 1976 ; Bloom 1981 ; Reilly 1982 ; Au 1983 ; Liu 1985 ; Bernini 1994 ; Chini 1995 ; Schouten 2000 ; Yeh & Gentner 2005). This article aims to describe the use of simple conditional sentences in a mutational task by 30 Spanish-speakers learners of French. The frequency of use of the simple conditional sentences in the learners group is similar to the French control group for the same task (p = 0.433). Although, the way in which the learners use the conditional tense reveals some differences resulting from the combination of the conjunction –que (i.e., Qu’elle aurait pu choisir son repas), the omission of a modal verb in the mutational core (i.e., Son supérieur aurait choisi les moules) or the use of a modal verb beyond the past participle position (i.e., Elle pourrait avoir commandé elle-même). Our results show that the learners combine the conditional tense in French with some elements more or less dominant in the organizational principles of information in Spanish.La production d'alternatives par rapport aux faits accomplis dans le passé implique un raisonnement contrefactuel où la réalité est comparée avec ce qui aurait pu se passer autrement. En linguistique, les études qui ont abordé la contrefactualité l'ont fait dans le cadre de l'analyse des constructions du type Si A (alors) B. Dans la présente étude, nous décrivons l'emploi du conditionnel à partir d'une tâche mutationnelle recueillie auprès d'un groupe de 30 apprenants hispanophones. D'un point de vue quantitatif, la fréquence d'emploi du conditionnel est similaire dans ce groupe à celle du groupe de contrôle français. En revanche, d'un point de vue qualitatif, l'emploi de ce conditionnel par les apprenants diffère du patron natif de plusieurs façons : par l'emploi de la conjonction-que en tête du syntagme verbal (par exemple, Qu'elle aurait pu choisir son repas) ; par l'absence d'un verbe modal dans le noyau mutationnel (Son supérieur aurait choisi les moules) ; ou par l'emploi d'un verbe modal dans une position autre que celle de participe passé (Elle pourrait avoir commandé elle-même). Nos résultats montrent que, dans la production de scenarios contrefactuels, les effets d'étrangeté reliés au condition-nel découlent de la combinaison des traits flexionnels convergents avec le patron natif et des traits syntaxiques ou lexicaux prédominants dans l'organisation de la structure informationnelle de leur L1, l'espagnol
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